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Les ressources halieutiques (maritimes, fluviales
et lacustres) du Sénégal revêtent un intérêt
économique et social certain. En effet, la pêche sénégalaise
est devenue depuis quelques années le premier secteur de l’économie
nationale, devant l’arachide et le phosphate. La production moyenne annuelle
dans les années 80 de l’ordre de 250.000 tonnes atteint actuellement
350.000 tonnes.
L’exploitation de ces ressources par les flottilles
industrielles et artisanales a des retombées importantes sur les
plans économique (revenus des pêcheurs, renflouements des
finances publiques, etc.) et social (emplois directs et indirects, sécurité
alimentaire, etc.). Elle assurerait directement l’emploi d’environ 57.000
pêcheurs dont 47.000 pour les pêches artisanales (maritime
et continentale) et 10.000 pour la pêche industrielle. Les activités
induites créent plus de150.000 emplois indirects, avec une majorité
de femmes. Au total, on estime que les emplois liés à la
pêche représentent 15% de la main d’oeuvre active au Sénégal.
Les différents modes d’exploitation (artisanales
et industrielles) mis en jeu sont souvent complémentaires mais peuvent
être conflictuels; dès lors, leur développement doit
reposer sur des options judicieuses garantissant l’équilibre des
composantes du système d’exploitation, la préservation des
ressources et la maximisation des revenus tirés par l’état
et les différents opérateurs privés. Il s’avère
donc nécessaire de s’appuyer impérativement sur des recherches
permettant de suivre en permanence l’état des ressources halieutiques
et leur niveau d’exploitation. Mais la multiplicité des espèces,
l’hétérogénéité des engins de pêches,
la dispersion des points de débarquement ainsi que l’extrême
variabilité saisonnière des ressources et de l’environnement
rendent complexe cette mission dévolue au CRODT.
Le CRODT gère 4 programmes de recherche:
2 portent sur l’étude des pêcheries
spécifiques exploitant des stocks ou des fractions de stocks bien
précis (Pêche industrielle et Pèche artisanale maritimes);
1 sur l’Environnement et le climat;
un 4ème portant sur la pêche continentale
et l’aquaculture.
La démarche choisie privilégie
l’approche globale ou multidisciplinaire qui permet d’intégrer l’ensemble
des facteurs (biologiques, environnementaux, sociologiques, historiques
et économiques) interagissant au sein du système de production
aquatique et qui permet également de fournir aux acteurs et aux
responsables du développement des fondements solides en matière
de gestion et d’aménagement des pêcheries. (Diafara Toure,
Directeur du DRPH; Plan de Travail 1993)
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In Senegal, fisheries resources represent important
economic and social interests. In fact, over the last few years the fishery
sector has become Senegal’s primary economic sector, ahead of both peanuts
and phosphate. The annual mean fisheries production in the 1980’s was in
the order of 250,000mt, but had reached 350,000mt as of 1993.
The exploitation of these resources by both artisanal
and commercial fleets are very important economically and socially. The
fishery sector directly employs 57,000 fishermen, of which 47,000 are in
the artisanal sector. The fishery sector also creates more than 150,000
jobs indirectly, including a large marketing sector consisting mainly of
women. In all, it is estimated that 15% of Senegal’s labor force is linked
to the fishery sector.
The two fishery industry components, artisanal
and commercial, are often complimentary but can also be in conflict. Therefore,
their development must be based on careful decisions guaranteeing the equilibrium
of all components of the fisheries systems, including the preservation
of the resource and the maximization of revenues by both the public and
private sectors. It is therefore deemed necessary to support research which
allows continuous surveillance of the state of fisheries resources and
their levels of exploitation. However, the large number of the species,
the many different types of fishing gears used, the non-centralized geographic
distribution of landing sites, as well as the extreme seasonal variability
of the resources and environment, renders the DRPH’s (Deprtment of Research
on Fishery Resources) mission very difficult.
The DRPH manages four research programs.
Two focus on the study of commercial fisheries
and marine artisanal fisheries.
One program conducts research on climate and
the environment.
The fourth program works on inland fisheries
and aquaculture.
The DRPH follows a global or multi-disciplinary
approach, allowing for the integration of the many factors (biological,
environmental, sociological, historical, and economic) which play important
roles in aquatic production systems. The knowledge gained from the research
programs allows for the provision of fundamental fisheries information
which in turn can be used to improve sound fisheries management and planning.
(Diafara Toure, Director of DRPH; 1993 DRPH workplan).
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